Une sauvegarde que vous n’avez jamais restaurée n’est pas une sauvegarde fiable — c’est une hypothèse. La checklist ci-dessous couvre les points qui distinguent une vraie stratégie de sauvegarde d’un simple fichier ZIP téléchargé une fois par hasard.
Sommaire
Ce qu’une sauvegarde doit couvrir
- La base de données — contenu, utilisateurs, configuration, souvent la partie la plus critique et la plus négligée
- Les fichiers — code, médias, extensions installées
- La configuration serveur — utile pour restaurer rapidement en cas de migration ou de sinistre plus large
- Automatisation — une sauvegarde qui dépend d’un geste manuel régulier finit toujours par être oubliée
- Fréquence adaptée — quotidienne pour un site avec du contenu actif, plus espacée pour un site statique
- Stockage hors du serveur d’origine — une sauvegarde stockée au même endroit que le site ne protège de rien en cas de panne matérielle ou de piratage
- Rétention sur plusieurs versions — pouvoir revenir à un état antérieur à une compromission découverte tardivement, pas seulement à la veille
- Test de restauration régulier — la seule façon de savoir qu’une sauvegarde fonctionne vraiment est de la restaurer, au moins une fois

La checklist
Pourquoi ce point est souvent négligé
Une sauvegarde ne se voit jamais tant que tout va bien — c’est justement ce qui la rend facile à repousser. Le jour où elle devient nécessaire, c’est généralement dans l’urgence : site piraté (voir mon article sur les 24 premières heures), erreur humaine, panne serveur. À ce moment-là, il est trop tard pour improviser une stratégie de sauvegarde.
Ce que je mets en place
Sur chaque projet d’hébergement que je gère, les sauvegardes automatisées sont configurées dès le premier jour, suivant la méthode 1-2-3 (3 copies des données, sur 2 supports différents, dont 1 copie hors site) — stockées hors du serveur d’origine, et vérifiées périodiquement, pas laissées de côté jusqu’à ce qu’un incident révèle qu’elles ne fonctionnaient plus. Mes environnements de production tournent généralement sur des serveurs Debian virtualisés sur des clusters Proxmox, sauvegardés quotidiennement selon ce même principe. Voir ma page administration système Linux pour le détail de cette prestation.

